Voilà, j’ai fait un tour du monde.

Voilà, j’ai fait un tour du monde.

Cher Journal,

Voilà. J’ai fait un tour du monde. Mon premier vrai grand voyage. Le temps est passé aussi vite qu’il est passé lentement, et depuis mon retour je suis prise de sentiments profondément contradictoires que je ne pourrais t’expliquer. J’ai bien sûr eu quelques difficultés à rester en place, m’envolant une nouvelle fois pour l’Argentine, puis m’organisant quelques virées de Lisbonne à Barcelone, des Châteaux de la Loire à la Corse. Regardant inlassablement le prix des billets d’avion pour le Sri Lanka, le Canada, la Polynésie et la Colombie. Mais mon cerveau a réclamé du repos. Je l’ai trouvé à Montpellier, ma ville natale, entre les petits marchés d’Uzès à Pézenas, du bord de mer à l’arrière-pays, et dans ce centre historique que j’ai parcouru en long, en large et en travers, découvrant avec stupeur que je connaissais finalement assez mal « chez moi ». Du Campanile Montpellier au Super U du village du coin, j’ai revisité chaque recoin de cette ville où j’ai pourtant grandi, avec une certitude, celle que l’apprentissage est absolument partout. Ici et ailleurs, chez l’autre mais aussi chez moi. Je ne suis pas rentrée fondamentalement changée de ce voyage, je suis plutôt même restée la même, un peu râleuse et souvent chiante. Mais j’ai appris à laisser plus de place aux choses importantes, j’ai appris l’humilité et le silence, j’ai appris que l’essentiel n’est pas souvent là où l’on creuse comme des ânes acharnés. Il y avait cette citation de René Char que j’aimais beaucoup « avant » – L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant – mais qui me parle d’autant plus « maintenant ».

On m’avait dit qu’une fois que tu commençais à voyager, tu ne pouvais plus t’arrêter (oui, on dit aussi ça pour les tatouages, je sais). C’est sans doute le cas. Et quand j’évoque l’envie de repartir, on me regarde avec des yeux ronds presque insultants qui sous-entendent bien souvent : « Et comptes-tu te remettre à bosser, un jour ? ». En découle alors toute une série d’allusions et de questions dérangeantes, souvent accompagnées d’affirmations stupides et préconçues, du type : « Mais tu sais, la vie c’est pas ça, hein » ou bien « Tu as hérité ou gagné au loto ? », généralement ponctué par le très célèbre : « Ouais, enfin, c’est un peu profiter du système, non ? ». Non. Chacun mène sa vie comme il l’entend. Chacun est responsable de ses choix. L’argent avec lequel je voyage, je l’ai gagné. Légalement. Partir en voyage au long cours, cela demande une seule chose : prendre la décision. S’en suivront évidemment quelques nécessités.

Prendre la décision de tout plaquer

Prendre la décision, cela sous-entend qu’il faut également prendre conscience de ce que cela va engendrer en termes de changements. Dans mon cas, j’avais un CDI, un appartement, et des meubles. Ce n’est pas énorme, certains ont des enfants, un conjoint, un véhicule, des animaux domestiques. Donc non, ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas rien non plus. Cela faisait déjà des mois – voire des années – que j’essayais tant bien que mal d’économiser pour, « un jour », faire un grand voyage. Mais sans date butoir, force était de constater que chaque mois, la somme économisée me permettrait un jour de partir, peut-être oui, mais pas avant 2032. Puis un matin d’août, ma collègue de travail et amie m’a dit « si tu mets 1000€ de côté par mois pendant 8 mois, tu peux partir en mars ou avril. ». Et ça, ça a été l’élément déclencheur.
Alors oui, une fois le loyer payé (790€), il ne me restait plus grand chose pour vivre. Il a donc fallu réaménager ma vie durant ces 8 mois.

Comment je suis devenue radine

J’ai commencé par faire mes courses différemment. Adieu desserts Gü, Nutella, céréales Extra, confitures Bonne Maman, Gaspacho Alvalle, Vache à boire Michel & Augustin, Sopalin (ouais Journal, ça coûte super cher le Sopalin) ; adieu Picard même si t’étais devenu un allier de taille ; adieu les gels douches qui sentent bons, les shampoings 14 en 1 à 7€ la bouteille. J’ai appris à comparer les prix au kilo et au litre, je n’avais plus honte de chercher à économiser 13 centimes. Terminées les commandes sur alloresto.com, j’étais pourtant sans doute leur meilleure cliente du 18ème. Mais les sushis pour cause de flemme à 30€ la commande 2 fois par semaine, ce n’est pas bon pour nos affaires. Finis les bars, les restos, les apéros, les happy hours, les after work, les concerts, finis tous ces lieux où la moindre pinte de bière coûte l’équivalent d’une semaine de repas en Inde. Mes amis râlaient, mais je m’invitais allègrement chez eux avec une bouteille de vin du Monop’. Et ça passait.

Comment je me suis débarrassée du matérialisme (pour un temps)

J’étais du genre à traîner dans les concept stores, en y trouvant systématiquement quelque chose qui pourrait être utile pour chez moi. Mais ça ne l’est jamais, qu’on se le dise. Et avant ça, je ne me le disais pas. J’étais aussi du genre à acheter le même tee-shirt en 3 exemplaires chez Zara, parce que « celui-ci me va bien », et parce que faire les magasins m’ennuie prodigieusement. Et puis, mon unique péché mignon, c’était les DVDs. Je traînais à la FNAC en permanence, en quête de la dernière promo « 5 DVDs pour 30€ ». J’ai même acheté des DVDs que je n’avais jamais vus au ciné, justement pour les voir, et devine quoi, je ne les ai toujours pas vus. Ce matérialisme, même très modéré, il fallait tout de même s’en séparer. Pour ce faire, Journal, ce fut assez simple. Puisque je devais, avant de partir, me débarrasser d’un maximum de choses, il fallait stopper au plus vite les achats compulsifs – bien que très rares – pour éviter que continuent à s’entasser fringues, objets et DVDs, avant la date si symbolique du déménagement.

Comment j’ai dû m’occuper autrement

Puisque je viens de t’expliquer, Journal, que je m’étais débarrassée d’une bonne partie de mes sorties et de mes longues promenades au royaume des dépenses inutiles, tu dois te demander ce que je faisais de tout mon temps libre.
Réponse : je n’avais pas vraiment de temps libre.
Je t’explique. Tu verras dans le paragraphe ci-dessous que je travaillais beaucoup. Mais à part ça, préparer un long voyage demande du temps et de l’organisation. Il m’a fallu définir un itinéraire et rien que ça, pour de sombres questions de saisons et de coûts, ça m’a pris un temps fou. Ensuite, j’ai construit un projet (celui de faire des reportages vidéos à la rencontre des français de l’étranger), j’ai cherché des contacts, j’ai créé un blog, j’ai fouiné les Internettes en quête du matériel vidéo adéquat pour éviter de me retrouver avec 25 kilos de matos inadapté. Bref. J’ai fait un petit rétro-planning, pour ne pas me planter dans les histoires de visa et de vaccins. Puis est arrivée la phase de l’achat des billets d’avion, mais pour une raison divine que j’ignore, j’ai croisé la route de Zip World, une agence de voyage en ligne spécialisée dans les billets tour du monde et multi-destination, grâce à laquelle j’ai pu bénéficier de conseils très à propos, et surtout d’un billet tour du monde pour une somme finale assez modique.

Comment j’ai fait en sorte de travailler plus pour gagner plus

Mon travail me prenait déjà beaucoup de temps. Mais n’en n’ayant plus pour très longtemps, j’ai accepté tout un tas de petites missions pour travailler le week-end. Ca restait propre à mon domaine d’activité (le web), mais ça aurait pu tout aussi bien être laver des voitures ou garder des enfants. Mon but étant de gagner de l’argent rapidement, tout les moyens pour y parvenir étaient bons (sauf la prostitution, après avoir tout de même étudié la question – Ca va, je blague…).

L’annonce du départ

Ma famille a sans doute pensé que j’étais un peu folle ; « Lâcher un CDI ? De nos jours ? Ohlala. ». Mais cela est bien légitime. Rapidement, ils ont compris ma démarche. Et d’avoir un projet vidéo m’a aidé dans ce sens, car il est vrai que cela peut faire plus sérieux, plus réfléchi, moins impulsif, comme décision. En tout cas, c’est rassurant pour des parents.
Ensuite, il a fallu l’annoncer au travail. Sans surprise, personne ne s’est roulé parterre en pleurant et en me suppliant de rester. J’ai en revanche eu le droit à quelques sourires faussement heureux pour moi, l’humain est tous les jours un peu plus surprenant. Et évidemment, cette phrase si agaçante :
« T’as tellement de chance ! »
« Mais ce n’est pas de la chance, Géromine, toi aussi tu peux le faire ! »
« Et non, j’ai un poisson rouge, du coup c’est compliqué de partir. »
Oui, c’est sûr.
Pour l’annoncer à la très méchante dame de l’agence immobilière par laquelle je louais mon appart’, j’ai fait les choses proprement et en toute légalité, je lui envoyé un courrier recommandé 3 mois avant la date de mon départ, et lui ai apporté un repreneur sur un plateau, « tiens c’est cadeau ! », parce que je ne suis pas bien rancunière. Quant aux amis, ce fut comme au travail, certains étaient surexcités, heureux et avec des étoiles plein les yeux, consultant déjà leur agenda pour me rejoindre à Jakarta, pour d’autres, ce fut davantage des questions « Mais pourquoi ? Et ton appartement ? Tes meubles ? Tes DVDs ? Mais tu n’as pas peur de te faire assassiner ? Et ton travail ? Tu feras comment à ton retour ? Ah oui, et pendant ce temps, tu ne cotises par pour ta retraite, bravo ! »… Mais on les aime très fort quand même.

Et après, Journal, c’est la totale excitation ! C’est passer tes samedis dans les magasins de rando pour choisir ton sac à dos, c’est traîner des nuits entières sur le net à la recherche des conseils des backpackers les plus aguerris, c’est écrire des longs mails super-chiants à l’amie de l’ami du cousin de ton ami qui revient justement d’un tour du monde. C’est tout ça.

Le voyage

Le pendant

Le voyage, l’aventure, la liberté, le kiff absolu, le truc de ouf. Mais aussi les galères, la solitude, les questionnements, les angoisses, les douleurs de dos et l’envie de jeter son sac dans la première poubelle venue. C’est des paysages absolument incroyables, mais parfois 1500 touristes à côté de toi qui prennent la même photo. C’est des road trips comme dans les films, sauf que tu n’es pas filmé ; c’est des trajets en bus local en passant par des villages minuscules où les enfants te crient coucou ; c’est assister à des scènes de vie tout à fait étonnantes que tu ne verrais même pas sur Arte ; mais c’est savoir tenir 24h dans les virages sans vomir, c’est faire confiance à ton chauffeur qui sentait un peu l’alcool avant de prendre le volant, c’est embarquer dans un speed boat à 60 au lieu de 25. Le voyage, c’est aussi savoir oublier ta culture et ta manière de penser, franco-française, européenne, occidentale, pour pouvoir réellement appréhender le pays, ne pas t’attacher aux clichés « cocotiers-sable blanc » pour mieux cerner ses difficultés, ses côtés sombres, ses histoires dont on ne parle pas. C’est prendre conscience et accepter réellement que l’autre pense différemment, mais surtout accepter que lui ne le fera pas forcément pour toi, dans l’autre sens. Le voyage, c’est un peu tout ça, mais beaucoup d’autres choses encore. Il n’y a pas de vrai voyage ou de bonne manière de voyager, chacun décide de ses envies et de son niveau de confort. L’envie et l’esprit font le reste.

L’après

Je crois que l’après, c’est le plus important. Ce le fut pour moi en tout cas. Ce que j’ai vécu, je l’ai vécu pour le vivre, le ressentir, mais aussi pour apprendre, comprendre, en tirer des conclusions. Le voyage a modifié des petites choses dans mon cerveau, c’est assez imperceptible, et il faut du temps pour en prendre conscience. Le voyage, comme toute expérience, nécessite du temps et du recul. Ca se digère après s’être vécu aussi intensément.

En bref Journal, je suis partie de Paris un certain 8 avril 2013, j’ai voyagé 259 jours, j’ai parcouru 105 428 km. Parmi eux, 37 417 km ont été faits par la route, dont plus de 5 200 km aux USA et 4 000 km en Bolivie. Les trajets terrestres représentent plus de 500 heures, soit l’équivalent de près de 21 jours complets dans un bus, une voiture ou un train. J’ai pris 27 fois l’avion et visité 23 aéroports différents (la palme revient à celui de Bangkok où je suis allée 8 fois – j’y avais mes habitudes et connaissais les toilettes les moins fréquentés du 2ème étage). Au total, cela représente 68 011 km dans les airs, sur 15 compagnies aériennes différentes, avec 7 retards et 1 annulation de vol. Tu as assisté à 54 interviews de français à travers 14 vidéos et 13 pays, ce qui représente pas loin de 650 heures de travail. Les vidéos ont été vues près de 30 000 fois ; plus de 3 400 personnes ont suivi mon périple sur Facebook ; plus de 800 sur Twitter. J’ai pris 9 349 photos et plus de 2 To de vidéos. J’ai dormi par -20° en Bolivie (sans chauffage) et j’ai marché dans les rues de La Nouvelle Orléans par +47° en plein après-midi de juillet. Je suis montée à plus de 5 000 m d’altitude et me suis baignée dans des sources d’eau chaude naturelles à 35°. Je suis descendue à 15 m sous le niveau de la mer, me suis baignée avec des tortues, baleines, requins, raies, dauphins, méduses et poissons de toutes sortes. J’ai rencontré des kangourous, des serpents, des coatis, des singes, des alligators, des éléphants, des chameaux, des monitors lizards. J’ai observé des condors, pris un koala et deux bébés lamas dans les bras. J’ai dormi 14 nuits dans un bus, 10 dans un avion, 4 dans un bateau, et 231 dans un lit. J’ai eu pendant ces 9 mois pas loin de 90 «maisons» différentes. J’ai rencontré des voyageurs français, belges, suisses, espagnols, coréens, allemands, anglais, russes, israéliens, hollandais, chiliens, américains, argentins, chinois, brésiliens, marocains, australiens, canadiens, colombiens, irlandais, japonais, italiens, mexicains, néo-zélandais, malaisiens, péruviens. Et tu sais quoi ? Les plus malpolis sont définitivement les chinois, les coréens et les russes. Les plus nombreux, les allemands, les hollandais et les français. Les plus multilingues, les allemands et les hollandais. Les plus bruyants, les israéliens et les italiens.

Et puis en bref, parce que ton cerveau inexistant de Journal ne s’en souvient pas :

L’aéroport le plus pourri : celui de Katmandou
La compagnie aérienne la plus agréable : Thai Airways
L’hôtel le moins cher : 2,10€ la nuit à Kampot au Cambodge
Le pays où les locaux sont les plus agréables : l’Indonésie
Le pays où les locaux sont les plus désagréables : l’Inde
Le pays où les locaux sont les plus misogynes : l’Inde (ah tiens…)
Les plus belles plages : celles de Polynésie française, Whiteheaven Beach dans les Withsundays (Australie), Long Beach à Koh Rong (Cambodge)
Les plus belles montagnes : dans le nord de l’Argentine
L’attraction très touristique qui m’a le plus marquée : les chutes d’Iguazu (Brésil/Argentine), les temples d’Angkor(Cambodge)
Les plus beaux paysages : la région du Sur Lípez en Bolivie, l’île de Moorea en Polynésie, le lac Titicaca depuis la Isla del Sol (Bolivie)
Les villes que j’ai préférées : Salta en Argentine, Sucre en Bolivie, La Nouvelle Orléans et San Francisco aux USA, Yogyakarta en Indonésie, Chiang Mai en Thaïlande
Les pays où je me verrais vivre : l’Argentine, les USA, la Polynésie
Le pays où j’ai le moins dépensé (proportionnellement à la durée) : la Bolivie
Le pays où j’ai le plus dépensé (proportionnellement à la durée) : la Polynésie française
Les endroits où j’ai envie de retourner : l’Argentine, notamment pour voir la Patagonie ; la Bolivie ; les USA, car c’est définitivement gigantesque ; l’Indonésie, car il y a BEAUCOUP à voir ; l’Inde, pour essayer d’avoir une meilleure image des indiens (dans le sud cette fois-ci ?) ; l’Australie, pour voir autre chose que cette côte est pleine de backpackers allemandes de 18 ans ; le Népal
Le pire trajet en bus : j’hésite entre le Cusco-Lima (Pérou) et ses 22h de virages ; ou bien le Sucre-Cochabamba (Bolivie) avec l’une des vitres qui a explosé en plein voyage ; ou encore le Uyuni-Potosí (toujours en Bolivie) et le petit sac de vomi du voyageur précédent accroché à 30 cm de mon visage…
Le meilleur cocktail : la toute première Caïpirinha à Copacabana (Rio, Brésil)
L’hôtel le plus miteux dans lequel j’ai dormi : à Katmandou, dans le quartier touristique de Thamel, juste ignoble, concurrencé de très près par un hostel de San Salvador de Jujuy (en Argentine) où il y avais des bedbugs dans les chambres et 5 cm d’eau stagnante dans la salle de bain et les toilettes (communs, donc c’est encore plus immonde).

Et au-delà de ces chiffres et autres statistiques, il y a tout ce qui ne s’explique pas. Les souvenirs, les rires, les odeurs, les regards tristes. Cette envie de reprendre la route, de continuer à découvrir et à apprendre.

Voilà Journal, il me semble avoir fait le tour. J’aimerais te remercier, parce qu’à plusieurs reprises, j’ai été vraiment heureuse que tu sois à mes côtés. Pouvoir te conter mes aventures et autres péripéties, que tu joues le rôle de mon autre mémoire, que tu te souviennes pour moi de chaque détail, de chaque bonne adresse, de chaque nom et de chaque lieu. Les clichés et les vidéos de mon voyage ont fait le reste, quant à l’essentiel, c’est désormais encré en moi.

Merci.
Et à bientôt.

Musique : TSF – Clean It Up / http://toma.fm/
© Aller Voir Ailleurs Si J’y Suis (Anne Sellès)

Par Anne Sellès, le 8 juillet 2014

98 Comments to "Voilà, j’ai fait un tour du monde."
  • Ce que l’on appelle avoir des couilles mademoiselle. Bravo.

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  • Merci pour ce texte. Beaucoup de choses communes avec ce que j’ai dans la tête.
    Une question qui me trotte, c’est ‘Et maintenant ? C’est quoi la suite ?’

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  • Bonjour Anne,
    Je pars le 30 septembre pour mon world tour. Par contre moi, je l’effectue dans l’autre sens en débutant par l’indonésie. J’ai lu avec plaisir ton journal via ton website découvert hier via zip world. Beaucoup d’émotion ressort de tes lignes et l’on ressent ce côté voyage initiatique du début à la fin. C’est dans ce style que je vois mon blog : sensibilité, curiosité, introspection et soif de partage. En tout cas bravo! Tu devrais penser à publier un bouquin style world globe trotter accompagné de tes vidéos, car le tout est très pertinent ! @+ et merci pour ce partage. C’est le premier blog qui m’a autant touché.

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    • Merci Géraldine pour ton gentil message, je suis sans doute ultra-sensible mais il m’a beaucoup touchée. S’il te plaît, fais-moi passer le lien de ton blog quand il sera prêt, ce sera avec plaisir que je suivrai tes aventures. Et n’hésite pas à m’écrire en privé si tu as des questions pour tes derniers mois de préparation. A bientôt :)

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  • Superbe expérience et projet!
    Je suis moi même partie pendant un an voyager et j’ai décidé de repartir après un an passé en France pour tenter de vivre à l’étranger destination l’Argentine.
    Toute ton aventure me touche particulièrement.
    Au plaisir de continuer à te lire.

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    • Salut Flo et merci pour ton message. Je suis tombée amoureuse de l’Argentine et espère y retourner encore et encore. Ce pays est surprenant. Tu vas t’installer quelque part en particulier ou plutôt voyager pendant 1 an ?

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  • Je suis partie le 15 avril 2013 pour un tour du monde de huit mois et demi (avec un playmobil géant).
    J’ai depuis retrouvé ma vie de citadine, mais j’ai cette sorte de flamme du voyage qui brûle au fond de moi. C’est intense et incompréhensible pour les gens qui restent.
    C’est sans doute cette flamme qui me fait autant apprécier chaque ligne de cet article, tout comme chaque seconde de cette superbe vidéo.
    Merci!
    Audrey

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    • Salut Audrey ! Nous serions-nous croisées sur les routes du monde ?! En plus, tu étais avec Playmobil géant ? Oh !
      Penses-tu repartir un jour/prochainement ? Quoi qu’il en soit, je crois qu’on ressent tous des choses à peu près équivalentes en rentrant d’un tel voyage. Et je trouve ça plutôt rassurant pour être honnête.
      A bientôt :)

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      • Vu ton parcours, on aurait effectivement pu se croiser plus d’une fois :-)
        Repartir? J’y pense à peu près une à deux fois par jour (généralement dans les embouteillages pour aller au boulot, ou devant mes tableaux Excel). Je n’ai pas toujours l’impression d’être au bon endroit depuis le retour. Mais repartir pour aller ou? Y faire quoi? C’est la grosse question!
        Je pense que la seule chose qui me bloque c’est la famille.
        Quels sont tes projets? Comment fais-tu pour gérer le quotidien?

        A bientôt!

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  • Salut Anne, je découvre ton blog, super article dans lequel je me suis vachement retrouvée (les réactions des proches et les « t’as de la chance », c’est du vécu !!).
    Hâte de découvrir le reste, bravo !

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  • Juste merci pour ce partage, tous ces beaux témoignages…
    Et je suis admirative, admirative des gens comme toi qui se donnent les moyens de vivre leurs rêves. J’espère un jour moi aussi en être capable. En tout cas merci de montrer à tout le monde que c’est possible, même quand on est jeune même quand on est une femme…

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    • Merci Julie, je suis heureuse si ce projet véhicule une image positive et s’il permet à certains de se lancer. Je te souhaite aussi un jour de pouvoir réaliser un projet qui te tient à coeur. Bon courage :)

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  • Tu as définitivement une plume assez incroyable.
    Chacun de tes textes sont profondément touchants, et on a l’impression de ressentir tes emotions … et je ne parle pas de tes videos, la dernière est particulièrement touchante!
    Bravo … je ne trouve pas mes mots!

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  • Coucou Anne!
    Excellent cet article, j’espere qu’il en aidera plus d’un à passer le cap. Car oui, c’est (dans le cas de la plupart des Français et des Occidentaux du moins) uniquement une question de choix et de volonté… Et tu le montres bien ici. Très chouette aussi ta vidéo!
    On se voit quand??? Tu passes un jour par la capitale?
    Bises d’Amsterdam!
    Aurélie

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  • Très très bel article, pour terminer ce magnifique blog en beauté. J’ai pris beaucoup de plaisir à le dévorer depuis hier après-midi (j’y ai passé une bonne partie de la nuit, tellement il est captivant). Ce périple que tu as fais donne tellement envie de faire la même chose. Découvrir autant de cultures différentes en si peu de temps finalement, ça parait tellement surréaliste. Je meurs d’envie de faire quelque chose comme toi un jour, et si j’en trouve les moyens et le courage, je le ferais. En attendant, je m’envole en septembre pour 6 mois en Australie (ton article m’a un peu fait flippé parce que les allemandes de 18 ans, c’est pas mon truc ! ). Je te souhaite une bonne continuation.

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    • Merci Louise ! Concernant l’Australie, je suis sûre que tu sauras profiter différemment. J’étais très triste de quitter la Polynésie et j’ai mis du temps à entrer dans le bain australien. Mais j’ai très hâte de pouvoir y retourner un jour pour me forger une opinion différente. Régale-toi bien !

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  • Tout d’abord merci de nous faire partager cette belle aventure. J’ai visionné avec attention toutes tes vidéos et lu les descriptifs. Je trouve ton travail remarquable. Ceci dit, comme souvent à la lecture d’un tour du monde on a un peu le sentiment d’une course contre la montre. Je connais pour ma part la thaïlande où j’ai vécu 4 mois par an pendant 5 ans essentiellement dans la région de Chiang Mai, et la Chine où j’ai vécu 6 mois. Quand je suis partit pour la Chine en fait j’avais prévu de faire aussi le Népal et l’Inde. J’ai fait en fait deux provinces de Chine seulement. Pourtant au bout de 15 jours je trouvais ce pays détestable et sans intérêt.!!! Finalement j’ai changé d’avis au fil du temps et j’y ai vécu les plus beaux moments de ma vie. Une partie de mon âme est restée là bas. C’est justement les gens que j’ai trouvé merveilleux. Il ne faut pas oublier que ceux que tu rencontres en voyage ne sont pas forcément représentatifs.
    Je pense que pour avoir un ressenti assez juste, il faut rester au moins trois mois dans un pays, surtout quand il s’agit de pays comme l’Inde ou qu’on ne connaît pas la langue!!!
    Je sais que tu vas repartir et approfondir tout cela, et je suivrais avec beaucoup de plaisir tes aventures.
    Quelles sont les raisons qui te font préférer l’argentine, la Polynésie, et les USA?
    Pourrait tu nous faire un descriptif du matériel vidéo et type d’ordi que tu as utilisé pour faire tes films.
    Merci pour tout
    Thierry

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    • Salut Thierry et merci pour ton message. Tu as sans aucun doute raison ! Effectivement, il y avait un côté très « course contre la montre », j’en ai pris plein les yeux mais ce rythme très/trop rapide est aussi à double tranchant. Je crois qu’effectivement on le ressent bien dans mes textes. Je souhaite vraiment prendre davantage de temps dans mes prochains voyages.
      Pour ce qui est des pays que j’ai « préférés », même si je n’aime pas trop ce terme – car il est difficile de comparer des pays si différents, c’est très certainement lié à mes rencontres.
      Concernant le matériel utilisé, je suis partie avec un Mac Book Pro pour ce qui est de l’ordinateur ; un Panasonic Lumix GH2 pour l’appareil photo/caméra ; et un micro Zoom H2 pour la prise de son. A propos du montage, j’ai monté sur Final Cut Pro.
      Je pense que tu sais tout ! N’hésite pas à m’écrire si tu as d’autres questions à ce sujet :)

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  • la meilleure caipi a rio!!! impossible… elles sont catastrophique… ma phrase preferee serait « cette envie a nouveau de reprendre la route » car en effet malgre l envie de me poser… cela me parait maintenant impossible (ou alors…ou???) beau periple et… il y a encore tellement a decouvrir…. merci j avais presque perdu cette envie a trop rester ici…

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  • Je tombe par hasard sur ton site web et tes récits sont captivants… Les petites vidéos aussi! Tu as eu le courage de tout plaquer et de réaliser des choses que beaucoup d’entre nous aimerions faire mais le courage de tout quitter n’est pas au rdv…je te félicite pour cela. En tout cas je fais tourner le site autour de moi car beaucoup de gens peuvent ouvrir les yeux avec tes textes/photos/vidéos… Et parce que j’adore ton site! Peut être à un de ces jours au hasard d’une rencontre!

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  • Bonjour Anne

    Tout d’abord félicitations pour ce blog, pour ce partage d’expériences de vie, pour ces belles photos, et pour cette jolie plume pleine d’humour….
    Et tout de suite une question très terre à terre, d’avance pardon : épargner 1000 euros chaque mois pendant 8 mois … soit 8000 euros; est-ce le budget moyen pour se lancer dans un tel projet? Peux-tu nous faire par de ton expérience sur la faisabilité matérielle ?

    Merci par avance

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    • Salut David ! Les questions terre-à-terre sont importantes :) Mon budget était plus conséquent, j’avais déjà une petite somme de côté, et j’ai fait des heures supp’ le week-end pour gonfler tout ça. Mais globalement – et c’est ce que tu trouveras sur les forums et autres blogs de voyageurs – un budget tour du monde d’1 an avoisine les 12.000 ou 13.000€. Mais encore une fois, tout dépend vraiment de ta façon de voyager, des pays que tu comptes visiter, etc. Je te conseille un site vraiment top pour préparer son tour du monde, et il y a notamment toute une page concernant le budget : http://www.voyageautourdumonde.fr/financer-son-tour-du-monde
      Bons préparatifs :)

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  • Je découvre ton blog après avoir vu ta vidéo sur les expats. Je me retrouve complètement dans ce que tu écris; je pense que tout ceux qui font des voyages au long cours se reconnaîtront dans ce blog (la réactions de l’entourage et toutes les émotions par lesquelles on passe pendant et après le voyage). J’ai moi même eu « la chance » (ça m’énerve aussi quand on me dit ça;) ) de partir un an faire tout le tour de l’Australie avec mon sac sur le dos…Et depuis que je suis revenu je ne pense qu’à repartir ailleurs!!! Mais un tour du monde, waoo…ça doit te changer définitivement! Merci en tout cas de réveiller en moi cette envie de repartir à l’aventure! Qu’importe la vie qu’on décide de mener tant qu’elle s’accorde à nos envies réelles! Bon voyage sur les routes de la tienne! Benoit

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  • Tout d’abord … quel récit ! J’avais déjà envie de repartir une semaine après avoir remis un pied en France après mon seul et unique (pour le moment) voyage en Thailande , mais la …. j’ai juste envie de plier bagages !
    Moi , qui n’avais jamais voulu voyager parce que je préférais acheter des tv 140cm ou autres objets que la publicité me faisait croire indispensable (bon je le fais toujours …), tu as réussi à exprimer ici , tous les sentiments ressenti lors d’un voyage , à exception près que le tiens était XXL.
    J’en verserais presque une larme (je deviens sensible avec l’âge), tellement tu as su exprimé ce ressenti bien plus fort que de nombreuses choses … chacune des phrases de ton périple , donne l’envie d’ouvrir son placard , de sortir une valise et de tracer !
    Merci d’avoir pris le temps de rédiger un blog aussi intéressant !

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  • j’avais suivi ton projet avant que tu partes, puis j’avais suivi d’un œil, de loin, sans plus… aujourd’hui, je suis retombée par hasard ((?), j’y crois pas une seconde ^^) sur ton site… j’ai passé de longues minutes sur ta page A propos que je trouve super chouette ! puis j’ai passé de trèèèèès longues minutes sur ce billet que je trouve génial ! Boudiou que ça donne envie ! :) ça fait du bien de lire ce genre de retour d’expérience, pour se rappeler que c’est bien possible, un jour ;)
    L’envie d’un tour du monde (ou d’un bout de tour du monde) me tente vraiment, un jour, mais l’idée d’allier un projet à ce genre de voyage est super inspirant !
    Comment se passe le retour ? Tu poursuis ton projet (diffusion ? promotion ?) ou tu en as de nouvelles idées sous le coude ? Plus concrètement, tu poursuis en freelance (et tu penses pouvoir en vivre) ? (Bref, plein d’interrogations « concrètes et pratiques » sur l’après voyage ;)

    En tout cas, j’e m’en vais farfouiller et rattraper tout le reste du blog maintenant !

    Bonne continuation Anne, et merci pour cette tranche d’évasion :)

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  • Je suis d’accord avec Anastasia : jolie paire de couilles (si je peux me permettre …).
    Je suis en voyage en Europe en ce moment, en camion aménagé, et on me dit déjà que je suis courageux, mais quand je vois des blogs comme le tien ou Les bottes de sept lieux, je ne peux que m’incliner respectueusement … Et en même temps ça me donne encore plus envie de continuer sur cette voie.
    Merci et bravo donc !

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    • Un voyage en Europe n’est pas forcément plus simple, je m’incline aussi ! Et je dois avouer que je rêve pas mal de faire un tour de ce type en fourgon :D Tu as un blog où l’on peut te suivre ?

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  • Je suis tombé sur ton blog en cherchant « alloresto Bolivie » (j’ai pris une cuite hier). Super boulot. C’est exactement ce que je vis. Je t’aime.

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  • Bonsoir Anne,
    J’ai découvert ton blog par « hasard » (soit une suite logique de 10 000 clics environ ….) et ouais, y a pas de hasard … y a que des rendez-vous !! et le mien ce soir est avec ton blog.
    Je dois te dire que j’ai lu un grand nombre de blogs concernant ce fameux « tour du monde »
    C’est la première fois que je laisse un commentaire, et pourtant, un grand nombre de blog sont vraiment super, à lire, à découvrir etc … mais le tien, me concernant surpasse tout ce que j’ai pu lire.
    Sans doute grâce à ta sincérité, à ta sensibilité, à ton humour, à ton écriture qui « glisse », qui me parle … c’est un vrai régal de te lire, tu me fais voyager ! Merci
    Je te souhaite une bonne route dans ta vie, que tu la fasses ici ou ailleurs.
    Bonne soirée
    Et encore Merci pour ce très bon moment que je viens de passer derrière mon écran avec mon (mes) café(s) (et oui, que veux-tu, Charles-Henri, mon poisson rouge est décédé depuis fort longtemps ….)

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    • Anne-Sophie ! Ca me touche beaucoup ce que tu dis. Comme quoi, être soi-même, ça peut parfois bien fonctionner.
      Mes condoléances pour Charles-Henri :) Encore un immense merci et à bientôt :)

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  • Anne et comment vous donner l’envie de sauter le pas…
    Bravo pour ce blog, très émouvant et en même temps très terre à terre, j’ai adoré!!

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  • « Ce qui me plait c’est la simplicité de la vie. »
    Ma mère a entendu quelque chose de similaire il y a peu : « Si tu savais comme ici, la vie est douce.. »

    En stage en Nouvelle-Calédonie depuis 5 mois. Bientôt 4 ans que l’envie de partir me titillait. Besoin de grandir pour trouver le courage et oser quitter famille, amis et p’tit copain pour un stage à l’autre bout du monde. Une expérience inoubliable et une soif de découverte encore plus intense !

    Je suis tombée sur ton blog un peu par hasard. Je me suis plongée dedans et je dois t’avouer que ça m’a fait un bien fou. Malgré le fait que je sois tombée amoureuse de la NC, je sais que je veux voyager encore et encore avant, qui sait, de m’y installer un jour. Et même si on me dit que j’ai bien de la chance (oui oui je le confirme je suis loin d’être malchanceuse, je vis mes rêves), je suis tout de même heureuse de voir que je ne suis pas la seule à parler de courage, de décision et de franchir le pas.

    Encore merci pour ce Journal, petite pause entre deux rapports ! Le mien est manuscrit et il vous salue !

    Bon voyage (oui je me doute que tu ne t’arrêteras pas comme ça ;) ).

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    • Merci Lola pour ce joli témoignage ! Je crois définitivement qu’il faudrait que je mette la NC sur la liste de mes prochains voyages… Tu confirmes ? :)

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      • Oh oui, un grand oui. Ce petit pays où les cultures ont encore du mal à se comprendre est un petit bijou ;-)
        On en tombe vite amoureux !

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        • Salut Anne et Lola,

          Pour faire le lien avec ton blog et ce commentaire sur la Nouvelle Calédonie qui m’interpelle, je suis allé là-bas en 91, en janvier. C’est à dire pendant leurs grandes vacances si je ne m’abuse. J’étais parti avec la mère de mes mômes. Nous avions assez d’économies pour nous permettre d’effectuer ce voyage, 10 000 Francs à l’époque pour 36 h d’avion. Il y avait deux escales : une à San Francisco je crois et l’autre à Papeete. A San Francisco, nous sommes restés coincés dans l’avion durant 6 heures parce que c’était la 1° Guerre du Golfe et que les américains ne voulaient pas laisser descendre les passagers, de peur des attentats. Puis à Papeete, dans le hall de l’aéroport vers 3 heures du matin. Il régnait une chaleur dingue. Mais bon, ça a été quand même, nous avons somnolé tant bien que mal. A l’aéroport de Nouméa, le père de mon ex nous attendait. Donc pas de frais de logement. On a juste loué une vieille bagnole pendant notre séjour.

          Le grand-père de mes enfants nous a montré pas tout, mais beaucoup. Pas assez, car son regard n’était pas celui d’un habitants des îles. Mais il connaissait quelques personnes qui nous ont plus impliquées dans la vie de cette contrée incroyable. Ce qui était impressionnant c’est que tu étais en France et que tu retrouvais les hypers (Carrefour et autres…) avec les même produits ou presque, ils préparaient la rentrée, cartables crayons. C’était vraiment bizarre tu avais l’impression d’être à l’étranger, à l’autre bout de la planète et on y était, et c’était la France. C’était à la fois dépaysant et en même temps un peu frustrant.

          Dans l’avion, on a rencontré deux personnes : d’abord un jeune type qui rentrait dans son régiment. Il venait d’enterrer son père en métropole et souffrait de retourner là-bas. Alors quand je lui ai avoué que j’avais envie moi aussi de sauter le pas comme lui, parce que je ne savais pas trop quoi faire de ma vie – toujours en fait – et que je cherchais un moyen d’aller voir ailleurs si j’y suis (mais si ! mais si !), il m’a dit, je l’entends encore : « Ne fais pas ça ! » Il était tellement flippé, tellement brisé par la douleur du décès de son père, que j’ai renoncé à ce choix ; ensuite nous avons rencontré une jeune fille/jeune femme, elle venait de passer un an dans le Nord de la France, dans sa famille. Elle était originaire de ce coin de l’hexagone, mais ses parents, instituteurs avaient choisi d’émigrer en Nouvelle Calédonie. Et ils étaient tombés amoureux fou de ce pays. Elle nous a parlé. Longtemps. Sans trop dire. En laissant parfois des blancs. Elle nous a laissé son numéro de téléphone chez sa mère. Elle s’est changée dans l’avion, elle a mise son tee-shirt, ses tongs, son short et à l’aéroport sa maman l’attendait. Elles ne s’étaient pas revues depuis un an. Nous, on a retrouvé le grand-père maternel de mes mômes qui vivait là depuis plusieurs mois.

          Nous avons revu notre nouvelle amie plusieurs fois, notamment face à la Baie des Citrons, c’est grâce à elle, véritablement que nous avons approché l’âme de ce pays et puis aussi grâce à sa merveilleuse maman. Elle nous avait emmené dans une excursion dans les monts Koghis où je me souviens un Kanak avait eu un geste envers nous, qui signifiait « Cassez-vous ! » J’avais ressenti toute la violence sous-jacente et ça m’avait fait peur. Et pourtant nous étions avec des gens qui étaient profondément pour le peuple Kanak (tout comme moi d’ailleurs !), mais ça chauffait pas mal, déjà à cette époque, Jean-Marie Djibaou et Yeweine Yeweiné étaient morts, ainsi qu’Eloi Machoro et tant d’autres.

          Je me souviens qu’elle m’avait montrée une fleur carnivore. Courageux, mais pas téméraire, j’avais effectué trois pas en arrière de peur de me faire happer le bras par cette plante qui mangeait des… mouches !, tandis que tous riaient et que j’avais l’air d’un con.

          La mère de notre amie était très belle, d’une douceur incroyable, d’une gentillesse infinie et pourtant elle avait un voile dans le regard, comme si quelque chose s’était brisée. En bon lecteur, ex libraire et autres, j’ai acheté tout ce que j’ai pu trouver à Nouméa sur le pays. J’ai tout dévoré. En bretonnant convaincu, en linguiste assidu, cinglé des mots et des langues, de l’écriture et de la lecture, j’ai même étudié brièvement le langage de « Mama Paita ». Et puis par recoupements j’ai compris. Son père s’était engagé auprès des Kanaks, il avait milité avec eux et un jour un type lui a tiré dans le dos, chez lui, et l’a assassiné.

          Notre amie était sympa, très mignonne et j’espérais que malgré les quinze jours passés là-bas, chez elle, dans « son pays », on se reverrait un jour. Ca n’a pas été le cas jusqu’ici. La vie nous emporte malgré nous. Le temps fait son oeuvre.

          J’avais tout oublié, mais comme toi chère Anne je tiens mon Journal Intime depuis 31 ans. Je note tout. Maintenant que je suis devenu un vieux barbon, célibataire de 51 ans au chômage, cette histoire m’est revenue récemment. Oui, vas-y Anne, j’aimerais tellement y retourner. C’est un pays extraordinaire. Bien à vous deux. Emmanuel

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  • Plus bel article du monde. Je commence par celui-là, découvert grâce à ta (superbe) vidéo et je frétille de plaisir à l’idée qu’il me reste tous les autres à lire. Il ne manquait que ça pour définitivement me convaincre que j’ai besoin de repartir, au moins pour un temps. Anne, merci.

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  • Merci pour ce beau blog!
    Je me suis retrouvée dans les « T’as de la chance! [de vivre au Chili, dans mon cas] » et les « Et ta retraite?! », par contre je dois dire que ce besoin de voyage s’est atténué depuis que j’ai trouvé l’endroit où je me sens bien et que j’ai entrepris un projet qui me tient à coeur.
    J’ai bcp aimé le ton des articles qui reflète bien la difficulté des voyages (même si on est à 8.000km de notre ville d’origine, ça n’est pas facile tous les jours, et c’est encore moins facile quand on se rend compte qu’on devrait en profiter mais qu’on n’y parvient pas).
    Donc voilà, merci beaucoup parce que j’imagine que ce sont des heures et des heures de boulot derrière ces vidéos, photos et écrits.
    Et bonnes retrouvailles avec la France, pays où l’eau sort chaude du robinet, waow!! ;)

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  • Hola Anne!! Je suis un fille de Argentine, j’ai 21 ans et mon rêve est voyager le monde comme tu le fait. Mon premier voyage (tout seule) était quand j’avais 18 ans, Je suis allé en France., j’ai vécu là plus d’un an, j’ai fait un petit tour pour l’Europe, mais je suis tombèe amoureuse avec ton pays. Voyager est sans aucun doute quelque chose enrichissante donc merci pour partager de ta expérience. Ton journal est une source d’inspiration pour moi, de continuer avec mes voyages partout dans le monde. Merci encore et bon chance dans ta vie! Bisous :)

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    • Hola Virginia ! Merci beaucoup pour ton message. Moi, j’ai adoré ton pays, si tu veux on peut faire un échange quelques temps ? :) J’espère que tu pourras continuer à voyager et à vivre ces merveilleuses expériences à travers le globe. Si jamais tu repasses en France et que tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à me réécrire :) Te deseo lo mejor también. Podes escribirme cuando queres. Suerte! A bientôt :)

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  • Bonjour!

    C’est grâce à un lien sur le FB de qq’un que je suis tombée sur ton blog… UN GRAND BRAVO!
    Comme c’est indiqué plus haut, tu es « couillue » jeune fille!
    Il est vrai qu’un an (9mois) c’est beaucoup (à court terme) et c’est pas grand chose dans une vie! Tu as bien eu raison de faire ce voyage, ton projet, ton blog… J’en suis admirative…
    Peut être qu’un jour j’aurai aussi ce fameux déclic! Il n’est jamais trop tard! Mon grand père a commencé à voyager à 70ans!!!!
    En tous les cas, ce n’est pas de quitter un CDI qui me fait peur, car je les refuse tous!!!! Je chie un peu (beaucoup) sur les conventions!!!!

    Merci encore pour ce partage de sensations, de sentiments!

    ;-)

    (http://pompesetup.blogspot.fr/)

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    • Merci Sandy ! Bel exemple que celui ton grand-père, il n’y a définitivement pas d’âge pour voyager. Je te souhaite d’avoir ce déclic, maintenant ou plus tard, le tout est de l’avoir ! Je vais maintenant aller jeter un oeil à ton blog. A bientôt et merci.

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  • Merveilleux! Le site est une pépite et c’est un vrai plaisir de te lire.

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  • Je découvre ton blog. Un peu tard j’avoue.
    Je n’ai lu que le bilan pour l’instant mais je m’attèle à tout le périple dans la foulée.
    Et le bilan donne envie, fait réfléchir… Se dire qu’à un moment on a peut-être loupé l’occasion de partir comme tu l’as fait, par manque de courage, d’audace, par peur de l’inconnu, du qu’en-dira-t’on (Mais mince qu’est ce que tu vas faire de ta vie… toussa toussa), de la solitude…
    Bref, en un mot, bravo!

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    • Ce n’est jamais trop tard ! Ni pour découvrir un blog, ni pour voyager ! Si tu as la sensation d’avoir loupé une occasion de partir, je suis convaincue que tu pourras te créer de nouvelles occasions. Et puis les plus belles opportunités sont celles que l’on se créé, non ? :) Merci pour ton message en tout cas :)

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      • Merci aurélie de m’avoir fait découvrir ce blog, merci Anne de l’avoir écrit et partagé …
        C’est dur à lire, t’es à paris, dans ton bureau comme un C.., en plein mois d’Août, il pleut, tes potes se barrent à l’autre bout du monde ou en reviennent … t’as déjà un peu voyagé mais jamais eu le courage de tout quitter … Et là ça monte ça monte … Wait and see!
        Merci encore les filles!

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        • Je te rassure Polo, j’ai été comme une C… dans mon bureau en plein mois d’août avant de me lancer. Je te souhaite que ça continue à monter :) Wait & see ! Courage pour le boulot…

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  • Je découvre ton journal, via une (trop courte :p) vidéo sur les français expatriés.
    Ca fait rêver :)
    Tu as réussis à saisir l’opportunité (qui, comme tu l’as dis,n’en était pas vraiment une finalement) que tu avais : bravo :)

    J’espère un jour avoir la force de faire pareil … En attendant je pars 1 mois seule en Irlande, c’est bien peu, bien moins extraordinaire : mais c’est un petit bout d’orteil dans l’océan, dans la future aventure :)

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  • J’ai regardé toutes tes vidéos avec des étoiles plein les yeux ! bravo pour ce superbe projet. Nous avons immigré au Québec dans un premier temps et comme nous étions déçues par la province, nous sommes partis en Alberta, il y a un peu plus d’un an.
    Et ce second départ a réveiller chez moi une envie folle de parcourir le monde et de découvrir d’autres pays/cultures et l’Amérique du Sud me fait vraiment rêver !
    En attendant de pouvoir acheter notre maison (priorité à la famille, retraite et tout le quotidien pour le moment ^^) je voyage au travers des blogues, même si on est bien gâté déjà en Alberta et environ.
    Alors un grand merci pour le partage
    Nad

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    • Un grand merci pour cet adorable message ! J’ai personnellement adoré le Québec, et je rêve de découvrir l’ouest canadien. Ton message me conforte donc dans cette idée ! Pour ce qui est de l’Amérique du Sud, j’en suis tombée amoureuse. Cette partie du monde est surprenante, et j’ai été vraiment follement touchée par l’Argentine et la Bolivie. J’espère que tu pourras concrétiser ce désir de parcourir le monde très bientôt, en famille peut-être ? :) A bientôt !

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  • Un grand bravo!!! Beaucoup de ce que j’ai dans ma p’tite tête se trouve dans tes lignes. J’ai commencé à me lancer il y a 5 ans et depuis je ne tiens plus en place… Je ne sais pas si cela se soigne mais je ne regrette en rien d’avoir pris le virus :) Bientôt L’Amérique du Sud, Argentine la grosse priorité, can’t wait … Bonne continuation sur les routes, ici ou ailleurs …

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  • Salut Anne, et bravo !
    J’ai juste une petite question… Pourquoi ne pas être passée par l’Afrique ? J’imagine qu’on a déjà dû te poser la question, donc pardon de te faire répéter !
    En tout cas, je vis au Burkina, et si tu passes par là un jour, tu es la bienvenue…!
    Sabrina

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    • Salut Sabrina ! Je ne suis pas passée par l’Afrique pour des questions bassement financières… Cela augmentait considérablement le prix de mon billet tour du monde de passer par ce continent. Et pourtant, à l’origine, je n’imaginais pas un tour du monde sans passer par l’Afrique. J’ai dû m’y résoudre, mais toujours dans l’espoir d’un jour y faire un grand voyage. Que fais-tu au Burkina ? :)

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  • 22h de virages en bus je te dis bravo là ! Ton article donne vraiment envie de partir faire un tour du monde.

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  • Super texte, beaucoup d’émotions similaires lors de mes voyages :)

    Bon vent!
    Tom

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  • 24h (presque) devant cet écran que j’aime pourtant peu. Merci pour ce partage, j’ai voyagé, c’est exactement ce qu’il me fallait. J’ai trouvé la vie vachement plus légère ce matin, la pression vachement moins impressionnante et le futur vachement moins lourd de ruminations. Je ne sais pas ce que je vais faire de cette lecture mais j’ai passé un super moment, avec des rêveries plein la tête. Je crois que je veux rencontrer l’Argentine.
    Julie

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    • Merci Julie pour ce beau message qui fait chaud au coeur. Je ne pouvais pas en espérer tant en démarrant ce projet il y a 1 an et demi… Quant à l’Argentine, je ne peux que te la conseiller. Ce pays est merveilleux. A très bientôt et encore merci.

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  • Anne,

    Je suis tombée sur ton blog aujourd’hui, en pleine rédaction de mon mémoire sur l’expatriation des Français, alors j’ai assez vite déculpabilisé à l’idée de regarder toutes tes vidéos, sans exception. Bravo, c’est un très chouette travail! Avec une amie nous avons réalisé un petit web-documentaire sur les expatriés au Maroc, qui n’est évidemment pas de la même envergure mais bon, disons que c’était notre coup d’essai, nous ne sommes pas de grandes spécialistes de l’informatique alors on s’est dépatouillées comme on a pu:
    http://www.lepetitjournal.com/casablanca/communaute/181797-reportage-multimedia-visages-d-expatries-au-maroc
    J’aurai voulu savoir si tu avais envisagé de vendre ton projet à des médias avant de le proposer en libre accès sur un blog, si tu pensais que c’est envisageable et s’il est indispensable d’acheter un logiciel pour cela. Nous envisageons de vendre notre prochain web-documentaire, nous avons toute la matière, il nous reste maintenant le plus fastidieux: le montage, cependant on ne sait pas encore bien où s’orienter, peut-être en sauras-tu plus que nous sur la question…
    Quoi qu’il en soit ton témoignage m’a touché, j’ai vécu dans pas mal de pays déjà, et définitivement je ne m’arrêterai pas là…Un grand merci!

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    • Salut Louise et merci pour ton message ! Je ne suis pas bien sûre de comprendre ta question. Tu veux des avis concernant des logiciels de montage vidéo ? Ou savoir si j’ai des pistes pour vendre tes rushes et que ton web-documentaire soit monté par un monteur professionnel ?
      Quoi qu’il en soit, je n’ai pas du tout essayé de vendre mon projet :) A bientôt !

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  • Anne, je suis sur ton site depuis maintenant quelques minutes et.. quel plaisir!
    Depuis mon bureau, je revis avec nostalgie certaines expériences communes à travers tes récits.
    En 30 minutes tu m’as sorti complétement de mon quotidien: la magie a rapidement opéré ! ;)
    Tu as pris le temps de partager ce contenu avec nous et c’est très réussi. Merci!
    Ta sincérité et ta franchise rendent tes témoignages particulièrement authentiques.
    Il va me falloir quelques jours pour lire avec attention tes autres posts et vidéos. Quoiqu’il en soit : félicitation!

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  • Quel plaisir de lire ces recits de voyages, et les videos qui vont avec!
    Ca fait remonter tant de souvenirs, la Thailande seule en sac a dos, la moto en duo sur les routes indiennes, la decouverte des « joies » de la vie de marin d’eau douce en pleine mer, les annees « Bonheur » en Nouvelle Caledonie, …
    La chance, peut etre, mais surtout l’envie d’aller voir ailleurs…
    J ai trouve mon ailleurs dans les contrees lointaines du Vanuatu, mais en gardant avec moi un peu de mon « ici » de mes racines francaises … j’ai ouvert une boulangerie sur un petit bout de terre perdu du Pacifique.
    Merci pour ce beau temoignage, qui re-donne envie de re-partir!

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    • Oh Laetitia ! J’aurais aimé te rencontrer si j’étais passée par le Vanuatu ! Quel beau projet que celui de ta boulangerie du bout du monde. Ca me donne envie de repartir, tiens ! Il y a tellement encore de français éparpillés aux 4 coins du globe :)

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  • Bonjour Anne,

    Je suis moi aussi tombée « par hasard »sur ton site, en consultant l’article « Ces français du bout du monde si heureux d’avoir quitté la France ». J’ai quitté la France à l’âge de 18 ans, pour vivre en Equateur, mon deuxième pays(du côté de ma mère), comme tu le dis si bien l’Amérique du Sud est une partie du monde surprenante, par ses richesses naturelles, mais aussi par ses habitants au grand cœur, sa mentalité si différente de la nôtre(européenne). Par la suite j’ai entrepris des petits périples à New York,au Portugal, à Londres et…en Pologne, qui ne faisait pas partie de mon parcours, où je vis à présent depuis deux ans (par amour) mais il ne se passe pas un seul jour où je me lève avec l’envie de partir,de découvrir plus le monde, les personnes, la vie autour de moi…Je n’ai pas encore trouvé ma place, moi aussi, mais je sais que ma place est ailleurs… Je suis émerveillée, émue et en admiration de voir qu’il est possible de tout abandonner (sa routine, son quotidien…)pour faire un tour du monde et « vivre son rêve et non rêver sa vie »comme beaucoup de personnes font…moi spécialement…
    Je te félicite pour tes choix et t’encourage à toujours continuer à vivre tes rêves que ce soit ici où ailleurs :)

    Merci pour ton blog, qui me fait voyager, rêver, et me prépare à aller voir très vite ailleurs…:)
    Je serai en Equateur en décembre, pour passer noël en famille, si l’Equateur ou la Pologne te donnent envie un jour, je t’y invite avec plaisir :)

    http://www.borntobeaway.com

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    • Merci Pami pour ton témoignage. Tu es déjà une sacrée globe trotteuse avec ton passé (et ton présent) de serial expat’ :) Je vais aller jeter un oeil à ton blog ! A bientôt !

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  • Merci :)
    je partage et comprend totalement ton ressenti …
    par contre l’Inde j’ai juste adoré et je pense que ce qu on dit sur elle est vrai : on adore ou on déteste c’est très subjective le voyage , c’est les gens que tu rencontres qui vont te rendre ce pays mémorable (ou pas :) )
    En tout cas tu m’as donné envie d’aller en Argentine ;)
    hâte de lire tes futurs aventures …..

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  • Salut,

    Bravo pour l’ensemble de ton oeuvre qui m’a rappelé les émotions d’un si long périple, celles dont on peut parler mais ne réaliser qu’en les vivant … j’ai bouclé mon second TDM en juin et je suis de retour à Montpellier pour ma dernière année d’étude en socio. Si tu es toujours dans le coin, peut-être pourrions-nous échanger autour d’un verre ?!

    Sinon, bonne chance pour la suite !

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    • Merci pour ton message ! Je ne suis plus beaucoup sur Montpellier, et là je vais repartir à l’étranger, mais à l’occasion avec plaisir ! Contente de savoir que tu as fait 2 « tours du monde », je dois avouer que j’y pense tous les jours :)

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  • Coucou Anne, ta plume me donne des frissons et je vibre comme si je ressentais ce que tu as ressenti. Cela fait quelques mois que l’idée de voyager ne quitte plus ma tête. Je suis expat en Angleterre depuis un peu plus d’un an, mais j’ai besoin de nouveaux horizons, de nouvelles découvertes, d’ouverture à de nouvelles cultures. Le mot « partir » ne se cache même plus dans un coin de mon esprit, il est clairement là, me regarde dans les yeux, et je vois chaque événement même le plus anodin comme un signe qui me pousse encore plus à partir. Je l’ai déjà fait une fois, maintenant j’ai l’anglais avec moi, ça semble faisable. Et pourtant j’ai encore des freins qui sont trop grands : comme tu l’étais je suis en CDI, je n’ai en revanche pas de meubles :), un budget qui se construit petit à petit. Il me manque juste l’idée. Tu avais la vidéo, la photographie. Je cherche encore la raison de mon projet et ce qui me permettra de lui donner un vrai élan, et du sens. Tu es une superbe inspiration, je viens de découvrir ton aventure, et je vais continuer de lire tes riches textes pleins de caractère et d’humour. Merci d’avoir partagé cette belle expérience. A bientôt ! :)

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    • Un grand merci Carole pour ton adorable message. J’espère que tu trouveras la « motivation » (ou le courage ?) de te lancer, ça a mis du temps à mûrir dans ma tête aussi à l’époque. Et tu n’as pas forcément besoin d’un projet, un voyage se passe de motif, le projet est souvent un moyen de se donner du courage ! Mais au fond on a tous la même envie, celle de découvrir l’ailleurs :)
      A bientôt !

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