Australie : descente de la Côte Est en bus Greyhound

Australie : descente de la Côte Est en bus Greyhound

Cher Journal,

Durant mon vol entre Tahiti et Auckland, quelque part dans les airs, j’ai passé la ligne imaginaire de changement de jour. Partie le 7 août à 7h30 du matin de Papeete, j’ai atterri le 8 août à 11h25 à Auckland, alors qu’il n’y a que 6h de vol. Je n’ai donc pas vraiment vécu la journée du 7 août, et j’ai mis très longtemps à comprendre ce qu’il se passait. Mon escale de quelques heures sur le sol néo-zélandais me fera presque regretter ma non-visite du pays, mais j’avais pris cette décision à cause des saisons/températures, pas vraiment idéales au mois d’août. Je finis par atteindre l’Australie, avec une escale à Brisbane où une dame à la douane sera très désireuse de découvrir ce qu’il y a sous les semelles de mes chaussures de marche, tout naturellement bien rangées au fin fond de mon sac. Après une inspection aussi rapide qu’inefficace, je me présente à un comptoir d’enregistrement pour en savoir plus sur ma correspondance. L’hôtesse m’informe que pour les vols domestiques (je vais à Cairns), il faut prendre un bus car les départs se font depuis un autre terminal, mais qu’en revanche, mon sac est enregistré depuis « ici même ». Je l’abandonne donc aux mains de cette jeune femme blonde au chignon impeccable, et le regarde s’éloigner sur le tapis roulant en songeant que s’il trouve le chemin de cet autre terminal tout seul, ce sera un miracle. Je change donc de terminal et me retrouve à attendre mon avion dans un salle bondée de chinois extrêmement bruyants. Je m’endors malgré tout assise, je ne sais plus quelle heure il est pour mon cerveau resté à Tahiti, je suis totalement perdue entre tous ces décalages horaires. Mais à en juger par la sensation de fatigue qui s’abat sur moi, je me doute qu’il est au moins 23h ou minuit.

Cairns, l’immersion

A mon arrivée à l’aéroport de Cairns, il est 23h50, heure locale. L’hostel que j’ai réservé m’avait proposé au préalable un service de shuttle que j’ai volontiers accepté compte tenu de l’heure d’arrivée. Même si le côté « aventure » peut sembler excitant, après 22h, moi, ça ne m’excite plus. J’ai sommeil. Je cherche un indice qui pourrait me guider pour retrouver mon chauffeur de shuttle. Je fonce à l’extérieur, je vois quelques taxis et plusieurs mini-bus, mais tous semblent prêts à partir, au complet. Au bout d’une trentaine de minutes à chercher et à essayer de me renseigner dans un anglais plus qu’approximatif, sans résultat, je me retrouve seule dans l’aéroport désormais désert. Je me souviens avoir un numéro à contacter en cas de solitude inopinée, communiqué par l’hostel. Pour la première fois depuis très longtemps, je désactive le mode avion de mon téléphone, et contacte mon chauffeur de shuttle, profondément désagréable et pour lequel je devrais m’armer de patience, même si pour mon cerveau toujours tahitien, il est désormais plus de 3h du matin. Il vient me chercher, m’explique que je ne figure pas sur la liste, mais m’emmène quand même à l’hostel. A mon arrivée – j’étais prévenue – tout est fermé, et je dois suivre une procédure digne d’un jeu de piste pour accéder à l’enveloppe détenant la clé de mon dortoir ; « code de porte A3944, prendre la première à droite puis la deuxième à gauche, aller tout droit, monter les deux marches et tourner à droite tout de suite, traverser la pièce, taper le code 98B7 sur la petite boîte type « coffre fort », chercher parmi les enveloppes votre nom, ouvrir l’enveloppe et suivre le plan pour accéder à votre dortoir ». J’atterris dans un dortoir à 3 lits superposés, soit 6 lits au total, il fait noir, tout le monde dort. Tous les lits semblent occupés, il est désormais plus de 1h du matin heure locale, soit 5h du matin pour moi, j’ai envie d’allumer la lumière et d’insulter tout le monde, Journal, tant je suis épuisée. Je découvre qu’une personne dormant sur un des lits du bas a posé toutes ses affaires sur le lit du haut qui est en réalité le seul disponible du dortoir, donc a priori celui qui m’est destiné. Il y a son ordinateur, des sous-vêtements, et plein d’autres choses que je n’ai absolument pas envie d’avoir à toucher et déplacer. Je commence à le faire malgré tout, en faisant le maximum de bruit pour que ça la réveille. Ca fonctionne. Tel un zombie, elle se lève et pousse ses affaires et marmonnant quelque chose en anglais que je ne comprends pas. Je m’écroule dans mon lit. J’étais déjà profondément triste de quitter la Polynésie, je dois dire que cette arrivée rocambolesque après 23h de vol, 2 escales et 1 retard n’aura rien arrangé. Fin de cette journée sournoisement trop longue. Je découvre dès le lendemain que ma voisine de lit-du-dessous, celle que j’ai copieusement détesté en débarquant dans le dortoir, est plutôt sympa. C’est une chilienne avec qui je prendrai plaisir à parler en espagnol puisque elle galère en anglais et moi aussi. Elle voyage avec une allemande rencontrée durant un cours d’anglais en Nouvelle-Zélande. Elles ont pris la décision de voyager ensemble pour plusieurs semaines. Durant nos séjours respectifs à Cairns, nous n’avons pas le même programme, mais nous nous retrouvons souvent en fin de journée pour nous raconter nos petites aventures. A Cairns, je ne ferai pas grand chose de palpitant. La ville ressemble à un genre de Disneyland où les restaurants touristiques et les agences de voyage pullulent. L’Australie – ou du moins cette Côte Est – pays des grands espaces que l’on imagine pouvoir visiter selon ses envies et à son rythme, s’est avéré être, avant toute chose, un pays où le tourisme règne en roi, et où imaginer visiter un endroit par soi-même devient vite mission impossible… A l’origine, je voulais louer un van et descendre la côte à mon rythme, mais je n’ai trouvé aucun voyageur pour m’accompagner. Déçue, j’achète un pass illimité pour les bus Greyhound sur la portion Cairns-Sydney, qui me permettra de descendre la côte en faisant autant d’arrêts que je le souhaite. La seule condition est de réserver son bus à la date et à l’horaire souhaités, à l’avance et par Internet. Autre point noir de l’Australie – et Mes Hôtes de Tahiti m’avaient prévenu – c’est ledit Internet. Il y a du Wifi en Australie, oui, mais il est très souvent payant, y compris dans les hostels. Et pas peu cher. Je file donc m’acheter un Clé 3G, histoire d’être à peu près autonome et de ne pas avoir à débourser des sommes folles pour utiliser la fée Internet, qui en plus a l’insolence d’être bien souvent d’une lenteur affligeante. L’unique intérêt de Cairns est, à mon sens, sa proximité avec la Grande Barrière de Corail. Les professionnels du tourisme l’ont bien compris et emmènent en excursion les joyeux vacanciers par groupes de 80 pour des expéditions snorkeling. Ils proposent des baptêmes de plongée, je me laisserai tenter malgré l’aspect très « armée » de la chose ; des groupes et des sous-groupes de ces groupes sont créés pour organiser les plongées, avec un instructeur aussi motivé qu’un radis en plein soleil. Après 20 minutes d’instructions que je n’ai absolument pas comprises – t’ai-je parlé de l’accent australien, Journal ? – nous nous mettons à l’eau. Nous avons le temps de croiser des poissons clowns (des Nemo, quoi) et des tortues. C’est splendide mais au bout de 15 minutes, c’est fini, il faut remonter. Je suis prise d’un ennui terrible sur le bateau, je suis la seule à « être seule ». Difficile de se mélanger quand personne ne semble très intéressé pour discuter. Lorsque je me promenais sur les forums de voyageurs avant mon départ, je n’ai croisé que des personnes ventant les mérites du voyage en solo : « N’hésite pas à partir seul(e), tu verras, c’est tellement formidable de pouvoir décider de tout ce que tu fais, tu es tellement en liberté ». Oui, mais tu ne partages rien. Avec personne. Et ça, personne ne t’en parle avant de partir, pourtant, je suis sans doute loin d’être la seule à avoir souffert de cette solitude…

Gros poisson et petits plongeurs sur la Grande Barrière de Corail, Cairns, Queensland (Australie)

Gros poisson et petits plongeurs sur la Grande Barrière de Corail, Cairns, Queensland

Poissons clowns sur la Grande Barrière de Corail, Cairns, Queensland (Australie)

Poissons clowns sur la Grande Barrière de Corail, Cairns, Queensland

Baptême de plongée sur la Grande Barrière de Corail, Cairns, Queensland (Australie)

Baptême de plongée sur la Grande Barrière de Corail, Cairns, Queensland

En route pour Magnetic Island

Après discussions avec mes « colocs » de dortoir de Cairns, La Chilienne et L’Allemande, j’ai booké le même hostel qu’elles sur Magnetic Island, où j’arriverai une nuit plus tôt. Je suis assez contente de m’être fait des « copines », même si j’ai clairement un problème avec L’Allemande que je trouve particulièrement étrange, car plutôt fermée d’esprit et radine. Elle aurait été seule, j’aurais sans doute tracé ma route sans regret, préférant mon sentiment de solitude à ses radineries incessantes. Mais La Chilienne est une chouette fille, j’ai bien envie de faire un bout de route avec elle, je dois donc prendre L’Allemande aussi, c’est visiblement le package ou rien. A Cairns, je prends mon premier bus Greyhound. Etonnamment, il est assez vieux et pas très confortable. Le trajet de 6h passe à une allure folle, en comparaison aux 24 heures de bus dans les virages sud-américains auxquelles je suis habituée. A mon arrivée à Townsville, je n’ai qu’à me retourner pour accéder au terminal du ferry. Je l’attends 1h45 avec 3 autres blondes en sac à dos, nous embarquons et atterrissons dans la nuit sur Magnetic Island. Voyager en Australie pour une fille est chose aisée, il n’y a pas de doute là-dessus. Tout est assez fluide, on sort du bus et on se retrouve face au quai du ferry. On arrive sur l’île et des bus nous attendent. Je monte dans celui qui me mènera vers le nord et vers Horseshoe Bay, où se trouve mon hostel. Je suis seule avec le chauffeur ; au bout de 5 minutes de trajet sur une route sans aucune lumière, il me dit en me regardant dans le rétro : « It’s very quiet tonight »… Alors, oui Monsieur, c’est super quiet et bizarrement, j’aurais préféré que le bus soit blindé et que l’on croise âme qui vive sur cette route. Je ne suis pas hyper tranquille, mais il me déposera sans encombre à la porte de mon hostel, en me souhaitant un bon séjour et une bonne continuation de voyage. Il n’y a pas que des violeurs, tueurs et égorgeurs sur cette terre et j’en suis ravie. Je m’installe dans mon dortoir-bungalow, occupé par un groupe de mecs anglais, qui ont fait de cette pièce une immense porcherie. Je m’installe sur mon lit après avoir difficilement tenté de trouver une place à mon sac à dos sur ce sol jonché de canettes de bières, chaussettes sales et paquets de chips vides. Pour la première fois depuis le début de mon voyage, je découvre le côté obscur de la vie en dortoir…

Plage de Horseshoe Bay, Magnetic Island, Queensland (Australie)

Plage de Horseshoe Bay, Magnetic Island, Queensland

Koalas sur Magnetic Island, Queensland (Australie)

Koalas sur Magnetic Island, Queensland

La Chilienne et L’Allemande débarquent le lendemain, nous passerons 3 jours ensemble sur l’île à profiter d’une nature préservée et de plages quasi-désertes, bien loin de l’agitation touristique de Cairns. Nous visitons un petit parc de koalas au sein de notre hostel, ce sera ma première rencontre avec ces petits animaux, accompagnée d’une envie totalement folle de les prendre dans mes bras et de continuer mon voyage avec l’un d’eux dans mon sac à dos. L’entrée coûte $21, et si on se déleste de $15 supplémentaires, on peut en porter un et repartir avec notre photo souvenir. Ridicule, Journal, non ? Bien évidemment, je le ferai tout en trouvant ça ridicule ; pardonne-moi mais je ne peux t’expliquer cette démarche. Bref, le prix exorbitant de cette photo, entourée d’un cadre en papier d’un goût plutôt douteux, constitue bel et bien une nouvelle preuve : un touriste riche est un touriste heureux en Australie. Alors que nous terminons cette paisible journée sur la plage, je pars me baigner avec La Chilienne. En regardant en direction de la plage, nous constatons que L’Allemande a décidé de débarrasser le plancher sans préavis, nous crions son nom depuis la mer pour savoir ce qu’elle fait, mais elle ne répond pas. Nous pensons alors à une question d’ordre pratique, qui pourrait tout à fait être en lien avec les toilettes ; il est vrai qu’elle avait mal au ventre ces derniers temps. Nous ne lui courrons pas après et continuons à barboter. Arrive quelques instants après un homme de 55 ou 60 ans, nous proposant d’aller observer le coucher du soleil depuis son bateau, ancré à quelques centaines de mètres de la plage. Pas dupes, nous demandons combien ça coûte. Il sourit et nous répond : « Rien du tout, je reçois beaucoup de monde en couchsurfing, j’aime bien rencontrer de nouvelles personnes et faire connaissance ! ». Il précise d’ailleurs qu’en ce moment, il y a un couple d’italiens sur son bateau. Face à cette possibilité de se faire découper en morceaux au milieu de la mer, je tente de réfléchir rapidement. La Chilienne semble séduite par l’idée, quant à moi, j’essaye de cesser à penser à mal en permanence, et accepte, sans perdre de l’esprit que peut-être, je sauterai à l’eau et rentrerai à la nage. Je crois Journal que ça devient maladif, cette peur de l’autre en permanence. Tout se passe évidemment très bien, les italiens sont très sympas et le coucher du soleil sublime. Le capitaine du bateau, Fred, nous réinvite le lendemain soir. Nous apporterons des bières cette fois-ci, et Fred me laissera conduire son petit bateau depuis la plage nous permettant de rejoindre le gros. Nous passons une soirée idéale, et fière d’avoir su faire confiance à l’être humain, je me couche heureuse.

Coucher du soleil sur Horseshoe Bay, Magnetic Island, Queensland (Australie)

Coucher du soleil sur Horseshoe Bay, Magnetic Island, Queensland

Voiliers et coucher du soleil à Horseshoe Bay, Magnetic Island, Queensland (Australie)

Voiliers et coucher du soleil à Horseshoe Bay, Magnetic Island, Queensland

Airlie Beach, fin de l’amitié franco-allemande

Tu vois Journal, j’ai pourtant fait des efforts avec L’Allemande. Je crois qu’elle est profondément jalouse de la relation que l’on entretient avec La Chilienne. Mais il se trouve que nous avons les mêmes envies, La Chilienne et moi, c’est-à-dire dépenser le moins d’argent possible mais en sachant se faire plaisir de temps à autre (un verre de vin, une glace sur la plage, un repas complet pour changer des pâtes au ketchup…). L’Allemande, elle, ne veut pas sortir de la zone géographique entourant l’hostel, car il faudrait payer un ticket de bus. Si on lui demande une tranche de pain au petit déjeuner, elle ne sera absolument pas gênée de nous réclamer qu’on la lui rende au cours de la journée. Ca fonctionne aussi avec un morceau de fromage ou un peu de lessive. En fait, elle est au-delà de la radinerie. Un soir, elle nous raconte fière d’elle et le sourire aux lèvres, comment elle parvient en Allemagne à préparer un dîner pour 4 à 6 personnes avec seulement 3€ pour faire les courses au supermarché. Sans nul doute, ses amis doivent se régaler lors de ses dîners. Après enquête et vérification, je suis sûre à 100% qu’elle ne fait pas ça par manque d’argent (elle gagne bien sa vie), mais seulement par radinerie. Elle aime aussi nous donner des leçons, comme lorsque nous avons amené des bières à Fred qui nous avait aimablement invité sur son bateau : « $18 les 6 Corona, mais vous êtes malades. Vous savez que c’est de l’arnaque ? Mais vous le savez ou pas ? ». Oui c’est cher, mais ici tout est cher, et on n’envisageait pas une seule seconde d’arriver les mains vides. D’ailleurs, ce jour-là, L’Allemande avait préféré rester en pyjama, assise en tailleurs sur son lit, à jouer à Candy Crush sur son téléphone, plutôt que de venir admirer un coucher du soleil incroyable et prendre l’apéro avec des gens adorables.

Vers le port d'Airlie Beach, Queensland (Australie)

Vers le port d’Airlie Beach, Queensland

Petit bout de plage à Airlie Beach, Queensland (Australie)

Petit bout de plage à Airlie Beach, Queensland

Elle a également une tendance à agresser les gens et à oublier d’être aimable, à croire qu’elle n’a pas de fonction « minimum sympathie », et cela s’amplifie dès qu’il est question d’argent. Comme je te disais plus haut, Journal, le Wifi n’est pas gratuit dans les hostels australiens. Sur Magnetic Island, il était à $30 les 10h de connexion, ce qui moi, personnellement, me fait rire. L’Allemande, elle, ne rigole pas du tout, mais n’a pas compris que son antipathie ne lui fera pas obtenir gain de cause. Ainsi, lorsque nous arrivâmes à la réception de notre hostel de Airlie Beach, et alors qu’elle parle correctement anglais (elle est donc totalement capable de construire une phrase), elle lance à la pauvre fille de l’accueil : « Wifi ? », accompagné d’un mouvement du menton tout à fait condescendant. S’en suit alors une conversation sur les prix du Wifi en Australie ; cette pauvre réceptionniste prendra pour tous les hôtels au Wifi payant des 7 692 024 km2 de territoire australien. Nous profitons de notre journée sur place, du « lagon public » (genre de piscine extérieure géante, construite dans un parc avec gazon, palmiers, petits ponts, aires de jeux, barbecues à disposition, etc), avant notre petite croisière dans les Whitsunday Islands. Nous embarquons à bord d’un catamaran flambant neuf, répondant au doux nom de Wings II. Nous sommes 24 à bord : 2 israéliens, 3 anglais, 3 italiennes, 2 irlandais, 5 allemands, 1 chilienne, 1 brésilienne, 4 français (dont moi), et 3 membres d’équipage.

Le Wings II, notre catamaran pour la croisière dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Le Wings II, notre catamaran pour la croisière dans les Whitsunday Islands, Queensland

Croisière en catamaran dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Croisière en catamaran dans les Whitsunday Islands, Queensland

Coucher du soleil durant la croisière dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Coucher du soleil durant la croisière dans les Whitsunday Islands, Queensland

Après une expérience unique sur un yacht en Californie où j’avais quand même eu secrètement le mal de mer, j’étais plutôt anxieuse de passer 2 jours et 2 nuits en mer sur un catamaran. Mais après mes sorties en bateau en Polynésie et mon baptême de plongée sur la Grande Barrière de Corail, je suis visiblement devenue hermétique à toute envie soudaine de vomissement par dessus bord. Ainsi commencera un petit week-end tout à fait idyllique, rythmé par sessions de bronzage à bord, sessions de snorkeling au milieu des coraux, sessions de plongée (payantes, ah tiens, ça faisait longtemps), session plage sur la merveilleuse Whitehaven Beach, session apéro face au coucher du soleil… Le temps passe vite, on parle anglais, espagnol, français et on tente l’allemand, les paysages sont merveilleux, on se sent coupés du monde et ça fait du bien, bref, on m’avait dit que la « Withehaven Beach » était surtout à ne louper sous aucun prétexte, je comprends désormais pourquoi. Mais il me semble important de préciser que ce qui renforce évidemment la magie de ces paysages, c’est de les observer depuis le voilier. Là encore, ça a un coût, mais compte tenu de cette expérience unique qui m’a tout bonnement enchantée, je ne parlerai pas de ce trou dans le budget. Et même si cette activité fut 100% touristique, avec des membres d’équipages se prenant pour de véritable G.O. du Club Med, je dois dire que j’y ai adhéré, pour une fois, sans broncher. Durant 2 jours en mer, L’Allemande boude et nous parle à peine. Elle passe plus de temps dans la cabine à jouer à Candy Crush (décidément) que sur le pont avec tout le monde. A partir de ce jour-là, j’ai décidé d’arrêter de faire des efforts. Je fais part de cette grande décision à La Chilienne, qui semble elle aussi excédée par ce comportement enfantin. L’Allemande a tout de même plus de 30 ans.

Croisière dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Croisière dans les Whitsunday Islands, Queensland

Whiteheaven Beach dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Whiteheaven Beach dans les Whitsunday Islands, Queensland

Tortue dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Tortue dans les Whitsunday Islands, Queensland

Coraux dans les Whitsunday Islands, Queensland (Australie)

Coraux dans les Whitsunday Islands, Queensland

Brisbane en solo

Après Airlie Beach et ce séjour mémorable en mer dans les Whitsunday Islands, nous reprenons un bus Greyhound et continuons notre route vers le sud, toujours le long de la côte. La Chilienne et L’Allemande descendent avant moi, elles veulent faire un tour sur Fraser Island. Je décide pour ma part de continuer vers Brisbane, j’ai grand besoin de travailler sur mes vidéos, je suis terriblement en retard. L’hostel à Brisbane est immense et tout neuf. C’est un véritable plaisir d’y séjourner, c’est reposant de se sentir presque comme à la maison, avec des douches qui marchent correctement, des espaces de rangement dans les dortoirs, un ménage fait régulièrement, une salle commune agréable avec des prises de courant pour pouvoir travailler, et une cuisine gigantesque avec suffisamment de vaisselle et d’ustensiles pour que tout le monde puisse cuisiner. Je profiterai de cette toute nouvelle solitude pour me concentrer sur mes vidéos. Je suis aussi conviée à un dîner dans un restaurant français, par Marcel Poualion, président de l’Union Française des Français du Queensland, dont je ferai une interview par la suite. Il y a une vingtaine de français vivant à Brisbane qui ont répondu à l’appel, j’expose mon projet vidéo, on dîne un excellent couscous, et je rencontre quelques personnes réellement adorables. Il y a Peggy et Alban, qui m’inviteront à me joindre à eux quelques jours plus tard à un pique-nique sur la Gold Coast. C’est d’ailleurs lors de ce pique-nique que je ferai une interview de Peggy, habituée de l’expatriation avec son mari et ses enfants. Au cours du dîner, je rencontre aussi Claude Tranchant, une dame incroyable qui a écrit un livre contant son expérience de 100 jours et 2500 kilomètres, seule, à 64 ans, à marcher sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Nous nous reverrons par la suite pour boire un café, et pour que je lui achète son livre, écrit en anglais puisqu’elle vit en Australie depuis de nombreuses années. Je retrouve également un couple de marocains rencontrés dans un bus. Ils font aussi un tour du monde mais voyagent dans le sens inverse au mien. Nous passons une journée ensemble, nous promenons dans le Botanic Garden et à South Bank, optons pour un déjeuner mexicain et refaisons le monde quelques heures. Ils m’expliquent qu’à leur retour de voyage, ils souhaitent quitter Paris (où ils étaient installés depuis de nombreuses années) pour retrouver leur Maroc natal. Je constate que nous sommes nombreux à souhaiter un véritable changement pour « l’après », dès lors que nous prenons la décision de partir en voyage.

Botanic Garden de Brisbane, Queensland (Australie)

Botanic Garden de Brisbane, Queensland

Vue sur la Brisbane River et South Bank, Queensland (Australie)

Vue sur la Brisbane River et South Bank, Queensland

La Chilienne et L’Allemande débarquent à l’hostel après un séjour visiblement moyen sur Fraser Island. L’Allemande est de plus en plus exécrable. Je tiens ma promesse en ne faisant plus aucun effort, c’est tout juste si l’on se dit bonjour le matin. Elles sont dans un autre dortoir et c’est sans doute mieux comme ça.
Un matin, je propose une virée au Lone Pine Koala Sanctuary, un zoo plutôt connu dans les environs de Brisbane. Il y a, comme son nom l’indique, des koalas, mais pas que. On y rencontre également des kangourous et un grand nombre d’autres animaux. L’Allemande refuse pour une raison inconnue, sans doute le prix de l’entrée et le prix du ticket de bus. Je ne comprends réellement pas pourquoi elle voyage. La Chilienne est enchantée par l’idée. Nous passons une journée plutôt agréable, au cours de laquelle je découvrirai que je n’aime pas trop les kangourous. Ils me mettent mal à l’aise, surtout les gros. Mais je m’achèterai un koala en peluche qui me suivra jusqu’à la fin de mon voyage, comme par besoin de compenser la solitude. A l’hostel, sont régulièrement organisées des activités, comme des apéros ou des barbecues, afin que les voyageurs se rencontrent. Ce sera notamment l’occasion pour moi de découvrir la viande de kangourou dont on m’a tant parlé. Au final, je suis bien déçue, c’est hyper ferme, à moins que le préposé au barbecue ait tout fait cramer, ce qui pourrait être tout à fait probable. Côté ambiance, ce n’est pas vraiment ça non plus. Les backpackers allemands de 18-20 ans ayant l’air d’arriver en masse par avions entiers affrétés spécialement d’Hambourg viennent quelque peu gâcher le folklore australien. Au total, j’aurais passé 1 semaine à Brisbane pour me reposer, travailler sur mes vidéos, mais aussi pour rencontrer quelques français vivant sur place et faire des interviews, pour visiter un zoo immense et voir des bébés kangourous dans la poche de leur mère, pour faire un pique-nique face aux buildings de Surfers Paradise, pour visiter l’unique église gothique du monde dont la construction s’est terminée au 21ème siècle, et pour faire un tour sur la Brisbane River à l’heure du coucher du soleil. Il est bientôt l’heure de prendre mon bus Greyhound ; la perspective que ce soit le dernier me met en joie.

Kangourous du Lone Pine Koala Sanctuary, Brisbane, Queensland (Australie)

Kangourous du Lone Pine Koala Sanctuary, Brisbane, Queensland

Vue sur Surfers Paradise depuis Gold Coast, Queensland (Australie)

Vue sur Surfers Paradise depuis Gold Coast, Queensland

Sydney, 5ème et dernière semaine australienne

Comme à chaque fois que je reste plus de 2 ou 3 nuits quelque part, je n’ai plus envie d’en partir, heureuse d’avoir pu me recréer des repères quelque part. Car les repères, les petites habitudes, c’est ce qui me manque le plus durant ce voyage. Je découvrirai à la fin qu’au final, ce « confort » n’est pas ce qui nous rend le plus heureux. En revanche, c’est sans doute ce à quoi on est le plus habitué, et ce dont c’est le plus dur de se détacher. Je n’étais donc pas contente de quitter Brisbane et de devoir me réhabituer à une autre ville, après avoir réussi à me sentir bien dans celle-ci. Mais après les 16h de route, lorsque notre bus est passé sur le Harbour Bridge avec vue directe sur l’Opéra de Sydney en arrivant dans la ville, j’ai recommencé à sourire.

Harbour Bridge et Opéra, Sydney, New South Wales (Australie)

Harbour Bridge et Opéra, Sydney, New South Wales

Pour le trajet, j’étais avec La Chilienne, mais cette fois-ci, L’Allemande n’était pas du voyage. Elle avait décidé de se rendre à Sydney plus tard. Je sentais que c’était la fin de l’amitié allemano-chilienne également. Pendant quelques instants, j’ai ressenti une once de culpabilité, j’ai eu l’impression d’avoir mis un peu le bordel entre mes 2 anciennes compagnes de voyage. Mais La Chilienne m’a rassuré en me confiant qu’elle n’aurait pas tenu le coup, et qu’elle était bien contente de m’avoir rencontrée. C’est rassurée que nous sommes allées nous installer dans notre nouvel hostel. Malgré cette arrivée triomphale, j’ai mis quelques jours à comprendre ce que les gens pouvaient trouver à Sydney. On me parlait en permanence de cette « qualité de vie », à laquelle on collait sans arrêt tout un tas de qualificatifs (« exceptionnelle », « incroyable », etc). Je ne comprenais pas où était cette qualité de vie dans un centre-ville body buildingé, entre les artères bondées de voitures et l’agitation stressante de n’importe quelle grande ville. Et ce n’était pas faute d’avoir arpenté le centre de Sydney en long en large et en travers ; de The Rocks à Surry Hills, en passant par Hyde ParkDarling Harbour et les visites inloupables comme celle de l’Opéra, du Sea Life Sydney Aquarium ou de la Sydney Tour. Je trouve ça chouette, mais je ne comprends pas tout cet engouement surnaturel pour Sydney.

Darling Harbour, Sydney, New South Wales (Australie)

Darling Harbour, Sydney, New South Wales

The Rocks, Sydney, New South Wales (Australie)

The Rocks, Sydney, New South Wales

L'Opéra de Sydney, New South Wales (Australie)

L’Opéra de Sydney, New South Wales

J’ai compris le jour où je suis allée à Bondi. Bondi est un quartier de Sydney plutôt excentré où on trouve la mer, les surfers, un tas de petits cafés bio/bobo, des paysages magnifiques avec vue sur « la city » (comprendre « les buildings de Sydney »). C’est plus familial, plus tranquille, plus vert, plus mieux quoi. J’ai profité de ma semaine à Sydney pour terminer mes interviews australiennes. Juliette et Guillaume, sans se concerter car ils ne se connaissent pas, me vanteront chacun à leur tour les mérites de Sydney ; Juliette, notamment pour son travail et l’ouverture d’esprit des australiens dans son domaine (l’audiovisuel), Guillaume pour son cadre de vie (il fait du surf tous les matins avant d’aller travailler) et pour les possibilités existantes en matière d’entreprenariat, comparaison faite avec Paris. Ils finiraient presque par me convaincre…

Petite plage à Bondi, Sydney, New South Wales (Australie)

Petite plage à Bondi, Sydney, New South Wales

Côtes de Bondi, Sydney, New South Wales (Australie)

Côtes de Bondi, Sydney, New South Wales

Tu vois Journal, j’ai approuvé quelques avantages à la vie en Australie, j’ai reconnu la beauté des paysages, en particulier sur Magnetic Island ou durant notre croisière dans les Whitsunday. J’ai apprécié pouvoir laver mon linge dans des machines à laver (dans quasiment tous les hostels que l’on fréquentait) moyennant quelques dollars, et j’ai vraiment aimé ne pas avoir envie de vomir systématiquement dans les bus, profitant des routes larges, plates et droites, pour m’endormir paisiblement comme un bébé. Mais je reste, quoi qu’il en soit, profondément mitigée, partagée entre ce tourisme de masse et cette destination 100% backpackers qui ne me sied guère, et l’impression qu’il existe dans ce pays une nature super-préservée d’une richesse incroyable. Malheureusement, j’ai la sensation de ne l’avoir seulement qu’entre-aperçue, ce qui me laisse un arrière-goût de frustration que j’ai du mal à assumer. Résolution : revenir et voyager en van dans le centre, le sud, la côte ouest et même le nord. Bref, revenir. Bref, éviter cette fois la Côte Est.
Au 147ème jour de mon voyage, je dis au revoir à La Chilienne avec qui j’ai partagé près de 5 semaines de voyage. Une amitié est née, je ne sais pas si je la reverrai un jour même si nous nous promettons que si, comme toujours.
Sans grande tristesse, je quitte Sydney et me rends à l’aéroport pour prendre mon vol pour Jakarta. Et visiblement, en Australie, je serai déçue jusqu’au bout ;
Hôtesse au guichet : « Il me faut une preuve de votre sortie du territoire indonésien. »
Moi : « Mais je ne suis même pas encore rentrée ! »
Hôtesse au guichet : « Oui mais c’est comme ça. »
– Par chance, j’avais acheté mon billet Jakarta-Bangkok la veille – 
Moi : « J’en ai un mais je ne l’ai pas imprimé. Je l’ai dans ma boîte email, regardez sur mon iPhone… »
Hôtesse au guichet : « Ah non, il faut que vous l’imprimiez. Allez au bureau là-bas. »
Je me rends au « bureau là-bas », où 1 impression coûte $10. Mais je n’ai visiblement pas le choix. Je dépense mes quelques derniers dollars australiens, qui auraient dû me servir à manger. Et je quitte définitivement la terre australienne pour rentrer, pour la première fois de ma vie, en Asie.

To be continued…

Toutes les photos d'Australie

Par Anne Sellès, le 4 septembre 2013 (màj mai 2014)

19 Comments to "Australie : descente de la Côte Est en bus Greyhound"
  • Bonjour,
    Tout d’abord, je tiens à dire que j’aime beaucoup ton projet. C’est un phénomène de société intéressant, l’expatriation. J’ai moi-même quitté la France il y a 5 ans et suis installée en Australie dans le Nord du Victoria à 4h de Melbourne, dans une petite ville de 600 habitants.
    Bien entendu, je suis consciente que tu avais des restrictions de temps, mais je suis assez déçue de voir que tes seules critiques négatives de l’Australie viennent de ton choix d’itinéraire.
    Je connais bien ce pays qui est désormais le mien, j’ai habité à Sydney et à Melbourne, passé des vacances un peu partout, mais surtout sur la côte du sud-est. Tout cet aspect touristique, peu amical dont tu parles est concentré sur la Gold Coast et autour de la barrière de corail. C’est bien-sûr un endroit à visiter, mais Port Douglas par exemple aurait été un meilleur port d’attache pour cela.
    Bref, je tenais à te dire que 90% de l’Australie n’est pas celle dont tu sembles avoir fait l’expérience.
    Ce pays mérite définitivement un autre voyage de ta part. 😉
    En attendant, bonne continuation!

    Répondre
    • Salut Alice ! J’en suis tout à fait convaincue et espère sincèrement pouvoir retourner en Australie très bientôt, histoire de me faire une autre idée de ce pays qui semble être très riche à bien des niveaux. Ton commentaire me conforte en tout cas en ce sens. A bientôt !

      Répondre
      • Je retrouve le « happiness only real when shared » 🙂
        Pour avoir fait 6 mois en australie, je regrette que tu n’aies pas vécu la meme experience que moi.
        Mais je suis sur que tu n’es pas assez bete pour faire de ce pays un « no place to go » , vu ton parcours tu es plus intelligente que ca! Continuons tous à etre curieux comme toi, c’est genial!
        Pays magique pour les paysages, les animaux. mon meilleur souvenir: Broome – Darwin – broome en voiture à 5, par le desert et la route. Vivre au rythme du soleil! Je te souhaite de le vivre un jour!

        Répondre
        • Tu as tout juste ! J’ai justement vraiment envie d’y retourner pour cette raison-là. Je suis convaincue qu’il y a beaucoup à voir en Australie. Merci en tout cas pour ton gentil message 🙂

          Répondre
  • Et sinon, à part te plaindre, et critiquer les autres, tu profites quand même de tes voyages ??

    Répondre
  • C’est marrant je retrouve beaucoup de ce que j’ai vécu dans ton article. J’ai habité 6 mois en Australie et suis aussi allée de Cairns à Brisbane en bus, mais c’était au mois de novembre et la chaleur était insupportable dans les bus sans clim’ 😀 Je t’encourage à y retourner, notamment à Melbourne, la ville du cool !

    Hélène
    http://helenerocco.wordpress.com

    Répondre
  • Quand je lis ton article j’y vois une personne qui à fait de la complainte son crédeau et du racisme latent sa manière de vivre. Que l’on puisse dire « plein de chinois bruyant » est abbérant et raciste!!!

    Répondre
    • Cher Pierre, si tu me connaissais tu saurais que je ne peux être raciste, et certainement pas envers les chinois. Mais tu ne me connais pas, donc tu te permets de me taxer de raciste. Comme ça. Gratos. Elégant de ta part. 🙂 Il n’y avait donc rien de raciste dans cette tournure de phrase. En groupe, les chinois savent être très bruyants, les espagnols et les américains aussi d’ailleurs. Mais en l’occurrence, ils étaient chinois.
      Pour ce qui est « aberrant », mille excuses, je ne vois pas où se trouve l’aberration. C’était un simple constat.
      Concernant la complainte, je te l’accorde, sans doute pour ce qui est de cette partie de mon voyage. Mais c’est aussi le parti pris de mon blog, pas de langue de bois ! C’est aussi la réalité du voyage que de ne pas se sentir bien à un endroit, à un moment T. Et c’est mon droit que de vouloir en parler librement. Et comme je suis également pour TA liberté d’expression, j’approuve sans culpabilité aucune ton commentaire et te souhaite malgré tout un joyeux Noël.

      Répondre
      • Pour repondre à Pierre, j’ai vécu 6 mois en Chine, et il n’y a rien de raciste à dire que les chinois sont bruyants. C’est comme ca, et c’est tantot charmant, tantot fatigant. On a tous nos défauts! Des non francais disent certainement des choses sur les francais, et nous ne le prenons pas mal.
        Dommage d’etre aussi fermé comme toi.
        je t’invite à aller vivre des expériences à l’étranger, te frotter à d’autres cultures, et assumer tout simplement des différences, qui te réjouissent ou t’attristent. La vie finalement.
        bien à toi

        Répondre
  • Que la cote EST soit touristique avec tous ses ‘attrape touristes’ fallait s’y attendre.

    J’ai passé pas mal de temps en Australie mais uniquement de l’autre coté, le coté EST est a venir d’ici peu…

    Je ne peux que donc te conseillé de te prendre un véhicule et de partir le long de la cote Ouest ou tu trouveras tout ce que tu n’as pas trouvé de ton coté.

    -Voyager sans rencontrer qui que ce soit sur la route pendant X jours
    -S’arrêter camper avec des inconnus au pied d’un cratère de météorite
    -Karijini NP
    -les distances ahurissantes entre chaque ville ou point d’eau potable ( 600km etc…) qui te donne cette sensation de liberté, d’être seul au monde que je n’ai jamais réussi à retrouver
    -les plages de coquillage comme Shell beach
    -marcher sur les traces des dinosaures à Broome
    -Voir les dauphins venir se nourrir au bord de l’eau à Monkey Mia
    -les eaux transparentes à Exmouth

    et je pourrai continuer comme ca pendant longtemps
    En somme l’Ouest est tellement plus nature, sauvage, tellement plus ‘tranquille’
    Beaucoup moins de monde énormément de chose à voir et donc incroyablement moins touristique

    tu vas adorer 😉

    j’irais également te donner mon point de vue par rapport à la Thaïlande, la encore on a pas choisi le même itinéraire 🙂

    Bon vent à toi 😉

    Répondre
  • Salut Anne !

    J’ai moi aussi voyagé sur la côte est australienne avec le pass one way de Greyhound et c’était juste super !! L’australie m’a toujours fait rêvé et j’ai pu réaliser mon rêve en 2013 grâce au WHV. J’ai été déçu par certains aspect mais j’ai surtout été enchanté d’avoir rencontré sur ma route toutes ses magnifiques personnes avec qui j’ai tant partagé sur les routes !! Ces moments sont uniques et avec toute la beauté de ce pays c’est les rencontres qui m’auront marqués le plus.
    En plus j’ai fait une merveilleuse rencontre celui d’un voyageur, comme moi, qui partage ma vie depuis…

    En tout cas j’apprécie ton blog et te souhaite encore plein de belles aventures autour du monde 🙂

    Aurélie du blog voyage globereveuse.com (viens faire un tour sur mon site si tu as le temps 🙂 )

    Répondre
  • Pourtant, les images sont jolies…

    Répondre
  • C’est intéressant d’avoir une autre approche d’un pays, pour ma part j’ai pu découvrir la côte est de l’Australie pendant une croisière entre Aukland et Sydney.
    Et j’y retournerai volontier pour les sublimes paysages de la région, puis pour être plus proche des Australiens et découvrir leur mode de vie.
    Bons futurs voyages !

    Répondre
    • Merci Alice ! Oui, je sais que ce n’est pas le point de vue partagé par le plus grand nombre. L’Australie fait bien souvent l’unanimité ! J’espère pouvoir changer mon point de vue en y retournant un de ces 4. 🙂 À bientôt !

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *